En Nouvelle-Zélande, les toilettes c'est sacré.
Ce post risque de vous suprendre par sa taille (seulement 2 toilettes référencées) et par sa portée métaphysique : à l'instar de Thierry Roland un soir de juillet 98, je crois qu'après avoir lu ce post, on peut mourir tranquille... Après 4 mois de périgrinations, d'efforts, de joie et de frustration, elles sont venues à moi. Comme en amour c'est quand on ne cherche plus, qu'on trouve.
Intégration paysagère réussie au bord du lac Wanaka dans l'ile du sud, une cheminée d'aération, on est en présence d'une Rolls, ca ne s'invente pas.
L'intérieur ne ment pas, on pénètre dans un véritable vaisseau spatial, "ces toilettes sont d'ailleurs, aucune technologie humaine ne permet d'atteindre un tel résultat", méditais-je, incrédule.
Voici l'édifice en question : deux gémeaux face à face gardiens de leur chapelle ? Que dissimulent leurs cous hypertrophiés ? "Tremendus et fascinans", happés par le chant des sirènes nous avancons dans le doute. Pas un panneau, pas une inscription, pas le moindre signe n'indique pourtant la fonction supposée de cet édifice...
Une porte type chapelle et coque de voilier nous inspire l'humilité, trois petits signes universels (hommes, femmes, handicapés) à droite de l'entrée nous guident...
"Fiat lux !"... Pur instant de grâce, le Lonely toiletteur au terme de sa quête en génuflexion devant le trône. Le doute n'est plus permis, la foi m'innonde, le rond-point de Matakana est cette terre promise qui donne sens à mon long voyage. Nous voici bel et bien au coeur du temple du Lonely Toilet. Frémissement religieux et recueillement. Malheureusement ces mystères subsistent malgré mes recherches, le rationnel s'arrête où commence la foi. Matakana emporte ses secrets dans le syphon de sa cuvette sacrée où, saut de l'ange, je plonge les yeux fermés.

Chukung : de la tôle afin de camoufler le cabinet au pied de l'Ama Dablam dans la Khumbu valley 










